Un toubab nous décortique ÑAANI BAÑ NA !

ANNONCE

On m’a souvent dit que les occidentaux ont font une fausse image de ce que l’Afrique est réellement. Je ne peut pas confirmer ce propos, car j’ai jamais mis les pieds sur le continent Africain. La Culture, par contre, surtout aujourd’hui grâce aux nouvelles technologies, a le pouvoir voyager au delà des océans plus facilement que les êtres humains. Je suis convaincu que ce propos soit est correcte pour ce qui regarde l’image que le monde occidental a de la culture traditionnelle africaine.

Durant mes études en Philosophie, malgré les cours d’anthropologie et ethnologie, j’ai toujours eu une idée reçue de la culture traditionnelle africaine, qu’aujourd’hui je désavoue complètement. Je vais prendre, par simplicité d’exposition, le cas du Sénégal.

L’idée reçue est que la richesse culturelle du Sénégal soit assez récente, plutôt post-coloniale. Par exemple, les écrivains les plus célèbres sont des écrivains de littérature francophone comme L.S. Senghor, Birago Diop, Ousmane Sémbene, Cheikh Amidou Kane, Mariama Ba, Ken Bugul, etç
Pas de Villon ou Molière en Wolof, Pulaar, Serère, etç
Ce discours s’étend au de la de la littérature: pas Jules César ou Napoleon avant l’arrivée des colons, pas de Bach ou Mozart et pas de Platon où Kant, car comme l’a dit Senghor la raison est Hellène et l’émotion est Nègré. Seul Cheikh Anta Diop, reste le philosophe Sénégalais célèbre, qui tout de même est connu surtout pour être Egyptologue, et reste un écrivain francophones.
Pourtant, il suffit de chercher. Réduisons, encore par simplicité, le cercle de recherche à la culture Wolof. Il y a des philosophes exceptionnelles, hélas méconnus, comme Kocc Barma Faal, Ibra Maasina, Kaali Majaxate Kala, etç tous maitres d’une pensée raffinée et profonde, qui n’on riens a envier aux penseurs européens. Il y a eu des politologues comme le Dammel-Teeñ Lat Sukaabe qui a crée une nouvelle forme d’état particulière, très complexe du point de vu sociologique et économique. Puis il y a eu des fins stratèges maitres de l’art militaire comme Lat Joor. Il y a eu des centres universitaires de formation théologique, littéraire et philosophique de grande envergure comme l’Université de Pir Sañoxor au Kajoor. Il y a encore des airs musicales d’une beauté exceptionnelle comme le ?Saarabaà ou le ?Jengaké?. Finalement, toute la culture Wolof est d’une complexité et d’une richesse qui doit nos faire renier cette idée reçu d’une culture primitive, voir arriérée. Retournant sur un plan plus général, la grande erreur est de voir l’Afrique comme un grand continent sans histoire, où la Tradition est un bloc linéaire, insensible aux mutations.

Quand j’ai commencé à écouter la musique traditionnelle Wolof, au delà des notes agréables du xalam, et des belles voix des chanteurs, je ne comprenais rien aux textes chantés. Après plusieurs écoutes j’ai compris que les textes des chansons étaient des séries de noms propres, surtout de personnes, et parfois de lieux, qui appartiennent à l’histoire de telle où de telle famille noble. Finalement, écoutant de nouveau et étudiant un peu d’histoire, je me suis rendu compte que chaque nom propre occupe un place défini à l’intérieure du texte, qui obéit à une logique où chaque nom est lié à un autre selon des règles formelles bien précises. J’ai compris pourquoi Bocounta Ndiaye disaitle griot est comme un aiguille qui sert à rassembler?.

Les chants Wolofs sont des exemples de poétique subtile et sophistiquée, capable de transmettre des émotions très fortes, mais qui possède en même temps une structure énormément logique et rationnelle. Ce sont un contre-exemple de ces dichotomies Raison/Emotions ou Négritude/Francophonie aux quelles on nous a habitué.
Je vais ici, avec d’inévitables lacunes et imprécisions, tenter de commenter un célèbre chant traditionnel Wolof, le ?Ñaani bañ nà, dans la version de El Hadj Ahmadou Ndiaye Samb.

Quelques considérations avant de commencer:

Pour comprendre ce poème il faut tout d’abord faire un effort mental et se plonger dans le passé, à une époque où ces chants n’avait pas une fonction festive comme la musique contemporaine. En faite, je ne connais pas de mots Wolof qui puissent traduire le français ?musiqué.
Ces gendre de chants étaient des étendards portés en bataille, et le griot était le porte-étendard, l’écuyer de son Geer, le conseiller du général qui accompagnait. Le griots qui ne prenaient jamais les armes pour tuer, mais trouvais souvent la mort sur le champs de bataille. Petite parenthèse nécessaire parce que la vision du griot comme d’un saltimbanque sans morale qui s’oppose à l’étique guerrière du Ceddo, est une fausse idée reçu que beaucoup de Sénégalais ont.
Ñaani bañ na est un panégyrique dédié au Dammel-Teeñ Lat Joor Ngóone Làttir Jóob, plus spécifiquement l’étendard d’une alliance familiale, celle de deux lignée nobiliaires aux quelles Lat Joor appartenait: la lignée matrilinéaire (Xeet) des Géej et la lignée patrilinéaire (Sant) des Bër Geet. Lat Joor était le fils de la princesse Géej Ngóone Làttir (de Absa Mbunun de Aissata Jóob de Isë Jéey de Faatim Penda de Isë Tend de Tend Wejji) et du Bër Geet Saaxewar Soxna Mbay (descendant de la suivante lignée des Bër Geet : Medun Soxna Ñaane – Ñaane Soxna Kaani – Saaxewar Fatma Cubb – Kuli Koddu Ngoy Ndaw – Ma Ngóone Xel – Mbañ Ganna- Lele Ganna – Kuli Jaalo Njaane Berdago jusqu’au fondateur Geddo Geet). Voyons, donc, le texte de la chanson.

Réfrain.

ÑAANI BAÑ NA
JAALO MBABBA JÓOB
ÑAANI BAÑ NA
SAALA FAATMA XURÉEJA ! ! !

?Ñaani bañ nà littéralement ?Ñaani a refusé? est une référence à la bataille de Ñaani, qui se déroula à l’époque ou Lat Joor et Maba Jaxu Ba combattaient pour convertir à l’Islam les royaumes païens d’une région qui ce trouve aujourd’hui entre le centre et le sud du Sénégal. Face à la demande d’alliance de Lat Joor, le roi de Ñaani refusa d’ouvrir les portes de sa ville à de se convertir. L’épopée orale nous raconte avec beaucoup de symbolisme ce refus historique.
Lat Joor, disciple de Maba Jaxu Ba, rebaptisé Silmaxa ?le mendiant?, envoyais ses émissaires dans les villages quémander l’aumône au chef, ce qui était un signe d’allégeance. Le messager envoyé à la cité de Ñaani reçu par son roi de la poudre et des balles comme aumône, ce qui indiquait le refus de s’allier à Lat Joor et que son royaume était près pour la guerre. La légende nous dit aussi que au retour du messager, le xalamkat Sàmba Kumba Kelado Juum improvisa ce motif faisant allusion au refus de Ñaani. Par juxtaposition le refus de Ñaani de se plier à Lat Joor rappelle le refus de Lat Joor de se plier aux colons français. Et le ?Ñaani bañ nà est aussi un grand hymne à cette valeur morale qui était fondamentale dans l’éthique guerrière Wolof. Non seulement: le ?refus’ est aussi la valeur fondatrice de la lignée patrilinéaire de Lat Joor, les Jóob du Geet. L’histoire de leur ancêtre légendaire Geddo Geet est liée à un refus, qui l’amena a prendre son indépendance vis a vis du Kajoor. Son nom ?Geddô viens de ?gedd’ qui en wolof signifie rébellion.
Au ?Ñaani bañ nà est associé l’éloge (Tagg) de Lat Joor:, qui est fait avec le simple nom de ces ancêtres. Le rapport avec les ancêtres est très important dans la poésie orale Wolof. En réalité Lat Joor n’est aucun moment nommé directement dans cette chanson. C’est comme si le ?Tagg? des ancêtres était un défi et lui même était responsable de tenir haut la valeur de ceux qui l’on précédé. Ces comme si le passé glorieux des ancêtres revivait à travers les gestes de leur descendant. Un aspect qui nous rappelle, par exemple, la poétique des ?Souffles’ de Birago Diop.
?Jaalo Mbabba Jóob? (où ?Jaalô est le titre donné par les griots pour introduire le membre d’un grande lignée, dans ce cas les Jóob du Geet.) se réfère au Braak Kuli Mbabba Jóob fils du Bër Geet Lat Joor et de la princesse Tejeek Mbabba Mbóoj. Ce Braak fut le seul à gouverner sans porter le nom de ?Mbóoj’ tout comme Lat Joor qui fut le seul Dammel a ne pas être un ?Faal’. Kuli Mbabba est une figure centrale de l’Histoire Sénégalaise, car il est l’ancêtre de nombreuse personnes qui on participé activement à l’histoire de ce pays, jusque à l’époque contemporaine.
Sur ?Saala (fils de) Faatma (fille de) Xuréeja (Mbóoj)? je n’ai pas trouvé d’informations et jusqu’à preuve du contraire, j’ai doute quelles se soient perdu dans le temps. On sais seulement qu’il était le frère utérin du Bër Geet Saaxewar Faatma Cubb, lui aussi fils de Faatma Cubb fille de Xuréeja Mbóoj qui était la fille du Braak Loggar Njaag Kumba Njaay. Saaxewar Faatma est plusieurs fois arrière grand père de Lat Joor, par lignée maternelle comme paternelle. Comme Lat Joor, son nom de conversion à l’Islam était ?Silmaxà, l’aveugle. À noter que ces deux personnages Saala Faatma et Kuli Mbabba ne sont pas des ancêtres directes de Lat Joor, mais on peut dire qu’il font partie de sa lignée dans une sens plus large.

Premier couplet

Ñiwaala gaynaako daan jël !!!
Lat Joor Caar
Kuli Joor Ndóob
Faal Faatim Ñay
Calaw Ma Sàmba Yaasin Ngis Jàmm
Koddu Sàmba ndey Bër Geet ak Jogomay
Saaxewar ?
Jaalo Sàmba Faatma Cubbée !!!

?Ñiwaala gaynaakô est la formule classique des chants guerriers qui en Pulaar (car les Gawlo des royaumes Wolofs sont d’origine Futanké) signifie ?l’éléphant n’a pas de berger?, suivit de ?daan’ (litt. ?terasser?, référé à la victoire) et ?jël’ (litt. ?prendré référé au butin de guerre). Suivent le noms des valeureux nobles de lignée Géej et des lieux des célèbres batailles où ils sont tombés. Tous ces personnages sont liée au clan des Géej par leurs ancêtre Isë Tend qui mariée au Dammel-Teeñ Lat Sukaabe aura un fils (le Dammel Ma Isë Tend) et trois filles: Ngóone Làttir, Faatim Penda et Yaasin Isë.
Le Bër Geet Lat Joor (l’ancien), homonyme du Dammel-Teeñ, est tombé à la Bataille de Caar, et son frère Kuli Joor qui est tombé à la bataille de Ndóob, qui a vu le Kajoor dirigé par le Dammel Ma Isë Biige contre les Waalo du Braak Tejeek Njaag Aram Bàkkar Mbóoj. Ces deux frères sont les petits fils de Ngóone Làttir (celle ci célèbre pour avoir combattu, prenant la place du père malade, à Ngangaram face aux Maures). Leur mère est la Géej Jóor, fille de Ngóone Làttir et du Jawriñ Jigéen Sa Goño Djimbi Sékk Jé. Leur père est le Bër Geet Kuli Koddu Ngoy Ndaw frère du ?Mbañ Koddù dont le nom, comme on verra, fait partie du Tagg de Lat Joor. Ce n’est pas un hasard si Lat Joor (l’ancien) ce trouve a être le premier nommé parmi les ancêtres guerriers de Lat Joor: l’homonymie est une figure rhétorique très fréquente dans la poésie orale Wolof.
Faal Faatim tombé à Ñay était lui le fils Bar Jak Mbar Njanté Ñang et Faatim Penda. Le Càlaw Ma Sàmba Yaasin tombé à Ngis jàmm est lui le fils de Yaasin Isë et de Ma Sàmba Ndeela Kaone. Enfin la Lingeer ?Koddu Sàmbà est la mère (ndey) du ?Bër Geet? Majoojo Mbenda Jóob et du ?Jogomay’ Làttir Jóob. Ces fils sont issu du mariage avec le Braak Kuli Mbabba, et son père est Saaxewar Faatma Cubb nommé ici comme ?Jaalo Sàmba Faatma Cubb?. Etre ceux deux ensembles nominales, il y a une autre série de noms (quelque chose comme ?Saaxewar ak Gaño seen ci Ceem Barago ) que je m’excuse, mais j’arrive pas à déchiffrer. J’espère que quelqu’un en lisant pourras m’aider.

Deuxième couplet

Ñiwaala gaynaako daan jël !!!
Sàmba Binta Maam Jéey Joob
Geet lañu ko aayé mu dem Taararsa ëndi ay Naar
Sàmba Binta Maam Jéey Joob
ñu déllu ko aayé Geet mu del Taararsa ëndi ay Naar
Sàmba Binta Maam Jéey Jóob
ñu bañ ko delloo Geet mu delloo Tubaab yi nguuda Baabakar Jóobée !!!

Ici sont racontés les faits d’armes du Bër Geet Saaxewar Binta Ma Sàmba, qui avait été exilé du Geet (Geet lañu ko aayé) par le Dammel Ma Isë Tend Joor. Ayant trouvé alliance au Trarzas, chez Muhammed El Habib et Hamet Shey, était revenu au Geet avec une armée de Maures (mu dem Taararsa ëndi ay Naar) pour revendiquer son titre face au Dammel. Ces faites ce déroulaient en 1841 circa, l’année de naissance de Lat Joor. Ici aussi est fait de manière implicite le parallèle entre Lat Joor et un autre noble, car les deux sont des Jóob de ?sant? et des Géej de ?xeet?. Et les faits d’armes de l’un rappellent les gestes de l’autre.
Avec un artifice poétique typique des griots du Kajoor (que Vincent Monteil décris ainsiles griots sont passés maitres dans I’art de jouer avec les noms propres, les kheet et les sant, de façon à nommer, sans nommer, tout en nommant, l’objet de leurs railleries ou de leurs louanges. Seul le connaisseurs’y retrouvent les comprennent?) Saaxewar est nommé comme ?Sàmba Binta Maam Jéey Jóob? qui dois se lire comme ?Sàmbà fils de ?Bintà fille de ?Maam Jéey’, et ?Jóob? par sa lignée paternelle. Saaxewar Binta Ma Sàmba était le fils de Binta Ma Sàmba et de Ahmadu Farimata Ngóone Gura Mbissan. Binta Ma Sàmba était la fille de Maam Jéey Jaxate et de Sëriñ Ndogal Ma Sàmba Maram Kala. Maam Jéey Jaxate était la fille de Sëriñ Kiri Muuse Faa Penda Anta Ndaan Jeng Jaxate Dorobe ba et de Aissata Jóob. Cette dernière était une des filles de Saaxewar Fatma Cubb et Isë Jéey et soeur de Koddu Sàmba dont nous avons déjà parlé. Elle aussi était donc Géej de Xeet.
J’ai pas d’idée pour ce qui regarde la dernière phrase sur qui peut être ce Baabakar Jóob.

Troisième couplet

Sàmba xërum Ndambaaw
Yaasin Kodé ndéy Massamba Jóob,
Làbba boroom Daarndé ak Ñàmbaas
Sàmba xërum Ndambaaw , Jaaloo , Jaaloo
Mbañ Koddu Gelongal
ku gis njuuma yèndoo daw !

?Sàmbà, le prénom masculin qui dans les chants Wolof précède toujours un relation avec une femme (Sàmba à l’origine voulait ?x dire fils de la femme y’ ex. Sàmba Binta, comme Yirim voulait dire ?x fils de l’homme y’ ex. Yirim Bañig), est ici référé à Lat Joor présenté comme l’amoureux (xërum) à ?Ndambaaw?, qui est autre que Ndambaaw Njaay la Géej troisième épouse de Lat Jóor. Puis Lat Joor est présenté comme Làbba (diminutif de Lat Sukaabe, car Lat Joor avait été intronisé Dammel sous le nom de Lat Sukaabe) le maitre des coursiers Daarndé (justaucorps, ne peut bruler sans bruler celui qui le porte) et Ñàmbaas (rapiecier, un pagne ne détruit point). En conclusion, est nommé ?Mbañ Koddù, ancêtre (en sens élargie) de Lat Joor, tombé à “Ngelongal”, à cheval du coursier ?Njuumà (une espèce de djinn), qui fait courir (par terreur) toute la journée qui le vois (ku giss njuuma yèndoo daw). Il faut savoir que dans l’épopée orale Wolof les coursiers ont une très grande importance: chaque cheval a un nom aux quel est associé un proverbe qui caractérise le caractère moral de son maitre. ?Daarndé” et ?Ñàmbaas’ symbolisent le faite d’être un roi protégé par sa garde et en même temps qui a le devoir de protéger son pays. Qui chevauche ?Njuumà est un brave guerrier qui terrorise les ennemis. L’épopée Wolof est riche de tous ces noms de chevaux appartenant aux héros et dont le noms rappellent leurs actions. Par exemple le dernier cheval sur le quel est monté Lat Joor s’appelait ?Maalaw? chef des boisseliers, qui à une large croupe, préfère un sens élevé de l’honneur, car Lat Joor était petit de taille mais pas pour moins non valeureux; ou encore lors de la célèbre bataille de Makka le cheval de Maawa Mbacco Sàmb, prince Dorobé qui combattait contre les Géej, s’appelait ironiquement ?Jéggi Géej’, Franchiseur d’océans (en Wolof Géej, signifie océan).

J’encourage ce gendre d’analyse textuelle montrant que la poésie orale Wolof mérite d’être étudiée dans les collèges, lycées et universités et quelle n’a rien à envier aux grands poèmes français.
De ce que j’ai pu écouter sur You Tube, Ñaani Bañ Na a été chanté de manière incorrecte par tous les artistes qui l’on interprété après Ahmadou Ndiaye Samb. En plus, de ce que j’ai pu enquêter via Facebook la majeur partie des Sénégalais que j’ai interrogé ne connaissent pas la signification des paroles de cette chanson. Ce qui indique un risque concret que se SAVOIR se perde.
Un vide à combler pour toutes les autres parties de la CULTURE TRADITIONNELLE.
Pour finir, un éloge spécial va a tous ce qui REFUSENT que ces connaissances soient méprisées et oubliées.

Source : Lorenzo