Trafic international de drogue : John Obi Okéké risque 10 ans de travaux forcés.

John Obi Okéké né le 5 aout 1981 à Lagos commerçant domicilié à la Médina, a été alpagué le 2 décembre 2013 à la suite d’un contrôle de routine des douaniers qui ont trouvé sur lui un sachet de couleur blanche. L’examen a révélé que le paquet en question était de la drogue.
Le mis en cause a reconnu dans le procès-verbal d’enquête préliminaire les faits reprochés se contentant de dire que ce sont des aliments qui ont des vertus thérapeutiques originaires du Nigéria. Ce malgré les résultats de l’analyse.
Revenant sur les détails de son arrestation à la barre il a cette fois contesté les faits de contrebande de marchandise prohibée et le trafic de drogue.
« Cette marchandise m’a été envoyée par ma mère. Ce sont des produits alimentaires, de la tomate, du glucose, du curry. C’était de la nourriture nigériane parce que je souffrais de problèmes gastriques. C’est un ami qui m’a appelé au téléphone pour me dire que je devais venir récupérer ma marchandise. C’est sur ces entrefaites que j’ai été appréhendé »a-t-il dit.
« Au poste des Douanes, on m’a demandé la raison de ma présence sur les lieux. Les policiers m’ont dit que mon sac avait connu quelques difficultés au Mali. Le sac incriminé n’était pas le mien. Par la suite, j’ai découvert que mon colis était rempli de pierres et de sable. Etant donné qu’il y avait un dialogue de sourd entre les enquêteurs et moi, j’ai appelé ma mère qui m’a confirmé avoir remis la somme de 2000 FCFA au chauffeur » poursuit-il
Le parquet a plaidé la constance des faits et réclamé 10 ans de travaux forcés pour le mis en cause.
Les avocats de la défense ont laissé entendre que cette affaire révèle d’une légèreté très grave.
« C’est le chef de poste de la gare qui a remis le colis aux douaniers.  C’est la première fois que je vois dans une histoire de drogue qu’on me dit que le produit a été exposé au vu et au su de tout le monde. D’habitude, on le cache sous les chaises ou autres. Okéké est purement et simplement innocent. Il doit être acquitté des chefs de contrebande et d’importation. Pour le délit de séjour irrégulier, je m’en remets à la sagesse de la Chambre tout en sollicitant une application bienveillante de la loi pénale » a dit la robe noire Me Kayossi.
La seule infraction qui doit être retenue à son encontre, c’est le séjour irrégulier  a-t-il ajouté.
« Le colis a transité entre plusieurs mains depuis le Nigéria. Ce n’est pas parce qu’il est le destinataire du colis qu’il est le coupable. Mieux, lorsque le colis a été ouvert à Bamako, il n’était pas présenté ».
L’affaire est mise en délibéré pour jugement devant être rendu le 7 novembre

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