Serigne Mamor Mbacké offre « Fuzti », un poème de Serigne Touba au Pape François…

ANNONCE

À l’occasion de sa tournée annuelle, Serigne Mame Mor Mbacké, fils de Serigne Mourtada, a été reçu par le Pape François.

Après échange de convivialité, le petit-fils de Serigne Touba, accompagné du forte délégation, a remis un exemple du poème de Serigne Touba dénommé « Fuzti ».

Ce qui est remarquable et symbolique, parce que  ce poème de Khadim Rassoul est dédié exclusivement  à la mère de Jésus, la Sainte-Marie. Dans ces vers, le guide chante les louanges et la bonté de la mère de Jésus, ainsi que de son fils.

Au-delà, ce poème appelle à l’union, à la fraternité pour la paix.« Ô Dieu, faites que ce poème soit un moyen d’adoucissement des cœurs », mentionne-t-il, étant donc en harmonie avec le dialogue Islamo-chrétien

 

 

En intégralité, voici  Fuzti de Serigne Touba, reçu par le Pape François

Au nom de DIEU, CLÉMENT et MISÉRICORDIEUX,  Prières et saluts sur notre maître Muhammad, sur sa noble famille et sur ses vertueux compagnons.

Que le SEIGNEUR fasse que ce poème soit un motif de bonheur éternel pour les illustres saints, Insa et Maryam, Amin.

Vous [DIEU] qui dites :« Nous ne faisons aucune discrimination entre Ses messagers ».(Coran : Al-Baqarah (La Vache), 285) « Mange donc et bois […] ». Coran : Maryam (Marie), 26.

« Félicité à toi Marie, surabondance de bonnes œuvres, sainte patronne des femmes chastes et charitables,

Tu es au dessus de toutes les élues du Seigneur Sublime et Insondable,

[L’Acte existentiateur de Dieu t’a pourvu, sans contredit du plus distingué des messagers[Jésus],
Bonheur à quiconque place sa confiance en toi, sans désapprobation aucune,

Car, il est évident pour tout croyant que tu es la favorite des humbles obéissants [à Dieu],

Toi la mère du meilleur des généreux [Jésus], tu es affranchie de tout culte autre que celui adressé au Seigneur, 

Les infinis saints mérites comptés à ton endroit m’ont conduit à te rendre hommage par cette ode,

Tu as été gratifiée de faveurs qui rendent bienheureux tout croyant scrupuleux et convaincu. 

Je formulerai, ce jour, des éloges en ta faveur qui certes, m’assureront une vie émérite, 

Qui se perpétuera jusqu’au paradis, et ce, sans aucune prétention d’épuiser tes immenses vertus.

Tu es l’héritière de la noble descendance prophétique et n’es point pécheresse. 

Tu es le symbole de la circonscription et de la rectitude morale,

Le Seigneur a immensément agréé tes bonnes œuvres,

Ton fils [Jésus] a obtenu ce a quoi il aspirait auprès de son Seigneur, l’Impénétrable, 

Mon vœu en écrivant cette ode est d’obtenir l’agrément de Dieu, par quoi Il éternisera ton voisinage,

Auprès de Lui, Lui le Seigneur des royaumes célestes et le Pourvoyeur de la droiture et du culte sincère.

J’implore le Seigneur, le Détenteur de l’Acte existentiateur,

[Afin que ce poème te soit un argument solide [contre les fausses accusations portées à ton encontre], et à moi un motif d’exaucement de mes prières.]

Ô mère du Saint Esprit, Ô la mère de celui par qui les ténèbres sont dissipés, 

Ton fils ne s’est pas éteint sur la croix, il a été élevé auprès de son Seigneur, 

Que la bénédiction de Dieu soit sur toi et sur ton fils, celui par qui l’ignorance est éradiquée,

De sorte que l’adoption de pratiques licites soit perpétuellement à portée de tout érudit pieux.

Accepte ce présent et ne le récuse pas,

Conformément à l’acte du Seigneur, le Très-Généreux, qui accepta de répandre sa mansuétude sur ton humble ancêtre [Eve].

Ô Dieu, faites que ce poème soit un moyen d’adoucissement des cœurs,

Ô Dieu, faites que ce poème soit parmi les meilleurs panégyriques déclamés par les Houris du Paradis,

Vous le Seigneur, dont le soutien et le voisinage sont pour l’adorateur, plus dignes d’être implorés.

« Gloire à ton Seigneur, le Dieu de la puissance, Qui transcende toute description, Paix sur les Messagers et louange à Dieu, Seigneur de l’univers ».