Sauter le petit-déjeuner augmenterait les risques de maladies cardiovasculaires

Ne rien manger ou très peu le matin, c’est l’apanage de beaucoup de personnes. Mais attention, une étude américaine, publiée lundi 2 octobre, révèle que le manque d’apport calorique au début de la journée favoriserait les risques de maladies cardiovasculaires.

Trop pressé, pas faim, trop tôt… Les raisons sont multiples pour ne pas s’alimenter le matin, mais à la lecture d’une étude, publiée lundi 2 octobre dans la revue médicale Journal of the Américan College of Cardiology, on devrait vite se raviser. Pendant six ans, des scientifiques ont passé à la loupe les habitudes alimentaires de 4.000 employés d’âge moyen vivant en Espagne. Résultat : les personnes dont le petit-déjeuner contient moins de 5% de leur apport calorique quotidien (soit 70% du panel) ont en moyenne deux fois plus d’accumulation graisseuse dans les artères que celles qui mangent un petit-déjeuner énergétique.

Qui plus est, ce risque accru pour les réfractaires au repas matinal est apparu indépendant d’autres facteurs, tels que le tabagisme, le cholestérol et l’inactivité physique.
L’importance du petit-déjeuner n’est donc plus à démontrer d’autant que cette étude suggère également que le fait de le supprimer révèle de mauvaises habitudes alimentaires. « Les esquiveurs du petit-déjeuner tentent en général de perdre du poids mais ils ont tendance au final à manger davantage et des aliments moins sains au fil de la journée », indique ainsi Prakash Deedwania, professeur de médecine à l’université de Californie, dans un éditorial accompagnant la publication.

Conséquence, ces personnes ont également « la plus importante circonférence au niveau de leur taille, un indice de masse corporelle et des niveaux de tension artérielle, de lipides dans le sang et de glucose à jeun » les plus élevés. Cette découverte est donc loin d’être anecdotique. Rappelons que les maladies cardiovasculaires ont provoqué quelque 17,7 millions de décès en 2015, selon des chiffres de l’OMS.