La case d’Amadou Ba brûle…les fonds communs divisent le personnel.

La case d’Amadou Ba brûle…les fonds communs divisent le personnel.

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La Direction des impôts et domaines est dans la tourmente. Pour cause, le STAF (Syndicat des Travailleurs de l’Administration fiscale), est déterminé à combattre ce qu’on appelle communément les « fonds communs » qui sont partagés entre les patrons du ministère de l’Economie et des Finances. Ils s’étonnent du fait que ces fonds suscitent autant d’intérêt de la part des membres de l’administration, le Directeur général en tête. Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, en a également pris pour son grade du fait de sa posture lors du premier règlement de ce litige. Xibaaru vous propose le communiqué incendiaire des syndicalistes.

Communiqué

Les membres avertis du STAF l’avaient prédit et dit. Ils ne renonceront pas à ce partage malhonnête par le verbiage. La plupart d’entre eux a dépassé la dizaine de millions, au fonds commun passé du quatrième trimestre 2016. L’audience du 18 janvier 2017 avec le Secrétaire général du Ministère de l’Economie, des Finances et du Plan (MEFP), en présence du Directeur de l’Administration et du Personnel (DAP) avait vu le STAF accepter toutes les propositions de la hiérarchie. Mais il faut rappeler que celle-ci avait promis ferme et demandé à la DGID la production d’une autre instruction un mois avant le paiement des fonds communs du premier trimestre 2017. Il faut noter que le MEFP, Amadou BA, avait profité de l’occasion pour nous recevoir sans nous recevoir. Il n’avait pas eu la même attitude lorsque le SAID avait lancé officiellement l’ouverture du débat sur les remises gracieuses. Il avait troqué son costume de ministre contre celui de sapeurs pompiers de 2ième classe. Il est utile aussi de rappeler que lors de l’audience du 12 janvier 2017, le Directeur général prenant la parole, s’est précipité de préciser que c’est nous qui avons demandé à être reçus (et ce depuis le mois de septembre). Il a bien raison. Mais les faits sont évocateurs. Jusqu’à présent, et après trois années d’existence, ils ont du mal à accepter un autre syndicat à la DGID car cela pourrait fragiliser la domination et la main mise de la corporation. D’ailleurs, depuis quand les subventions, que nous n’avons jamais reçus, ont-ils fait l’objet de discussions aussi passionnées. Nous lançons une mise en garde aux membres et futurs membres dirigeants le STAF : certains arrangements et compromis jetteraient à l’eau du travail effectué pendant des nuits et des nuits blanches par des gens qui se sont lourdement sacrifiés. Les accepter équivaut à se faire hara kiri. Les associations sont appelées à dialoguer et peut être collaborer, mais dans le respect de la diversité. La DGID n’appartient pas à une corporation. C’est une administration publique, donc régit par des lois de la République. Ils ont même fait croire à des contractuels qu’ils ont été recrutés suivant un processus rigoureux, donc mieux formés et plus compétents que nous.

La mission confié au SG du STAF, il le remplira jusqu’au bout, quitte à la finir les pieds devant. La lutte ne sera pas facile vues leurs capacités financières et foncières.

Vous êtes tous convoqués à l’assemblée générale de mobilisation du vendredi 14 avril 2017 à 17 heures au restaurant du bloc fiscal, rue de thiong.

Unis, nous vaincrons.

Le Bureau

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