Assemblée nationale : Pourquoi la presse n’est pas la bienvenue en commission

S’il est élu, il ne faudra pas compter sur Seydou Diouf, candidat de Benno bokk yakaar, pour plaider en faveur de l’ouverture des travaux de commission aux journalistes. «Je ne suis pas sûr qu’en ouvrant la commission à la presse, on va mieux communiquer, avance-t-il lors de la conférence sur le rôle du député organisée samedi par les cadres de Benno. Si on ouvre les travaux de la commission à la presse, ce qui se passe en plénière va se passer en commission.» «La commission sera le lieu de l’exposition médiatique, pronostique-t-il.

Elle ne sera plus le lieu de la sérénité pour examiner et aller au fond des choses. Quand les journalistes viennent à l’Assemblée, quelle que soit la profondeur de l’intervention des députés, à la sortie, ils prennent le ministre et le député qui ont insulté.» L’idée a germé pour améliorer la communication de l’Assemblée nationale, rompre avec un vieux cliché qui veut que le député soit un fainéant. La solution pour lustrer l’image du parlementaire est ailleurs, selon Seydou Diouf.

Il estime que la racine du mal réside dans le fait que les députés ne sont pas entourés d’assistants parlementaires dotés des compétences techniques liées aux questions abordées en commission. «Le député est désespérément seul, s’alarme-t-il. On dit toujours que l’Assemblée nationale ne fait pas son travail. Mais est-ce que du point de vue technique, l’Assemblée nationale a les moyens de suivre le rythme d’analyse du gouvernement ? Absolument pas !»

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