A Dakar, le tatouage est devenu un phénomène

A Dakar, le tatouage est devenu un phénomène

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Le tatouage est devenu un phénomène dans notre capitale. Si les hommes s’adonnent à la pratique, celle-ci est plus observée chez les femmes, notamment les filles. Comme ici, la célèbre Top Model Adja Diallo.

Les candidats au tatouage le font pour des raisons esthétiques. Mais n’allez pas leur demander la sens ou la signification des dessins qu’ils mettent sur le corps. Ils ne se posent même pas  la question. Notre reporter à fait un tour au marché Zinc de Pikine à la rencontre des tatoueurs et tatoués.

Le tatouage, un métier pour les uns, un passe-temps pour les autres. Les clients eux ne se font pas rares, surtout chez la gente féminine. Et cela fait l’affaire des tatoueurs qui y trouvent leur compte. Selon Mamadou Sarr, étudiant en deuxième année en droit pénal, tatoueur à ses heures perdues au marché zinc de Pikine, «le tatouage est un métier rentable et plein d’avenir parce que de nos jours les femmes ne se tatouent plus comme on le faisait traditionnellement pour de nombreux raisons. Pour faire le tatouage traditionnel, il faut toute une journée et le résultat final n’est pas aussi satisfaisant. Alors que pour le tatouage moderne, plus particulièrement celui qu’on fait, les dessins sont plus faciles à faire et le travail se fait en moins de cinq minutes. Il suffit juste  d’acheter le produit au marché et de faire le mélange. C’est un métier qui rapporte beaucoup car les jeunes filles l’aiment bien», déclare-t-il.

Le tatouage est très prisé chez les filles. Pour cette  dame, la quarantaine, venue se tatouer les pieds et les  mains, «le tatouage renforce la beauté d’une femme et ça lui permet d’attirer les regards». Et d’ajouter : «Moi, je me tatoue parce que j’ai un mariage et je veux être plus la belle possible», soutient la dame qui préfère garder l’anonymat. Concernant les risques du point de vue sanitaire elle dit de «n’avoir aucune idée des problèmes  ou des maladies qu’elle risque avec le tatouage, mais qu’elle entend dire le plus souvent qu’il y a des risques de cancer ou des allergies qui peuvent amener des boutons sur le corps».

Le tatoueur Mamadou Sarr  lui emboîte le pas : «pour être franc, je ne sais pas exactement les composantes du produit raison pour laquelle je ne peux pas savoir s’il y a des risques de maladies ou non. Mais ce qui est sûr, c’est que les femmes aiment bien ce que nous faisons et si quelqu’un a des doutes sur les composantes du produit, il n’en qu’à s’abstenir ; on ne force personne à venir se tatouer», martèle-t-il.

Par ailleurs, pour ce qui est du prix du tatouage, notre interlocuteur explique : «Cela dépend de la capacité de la personne à marchander. On peut  faire le même dessin pour deux personnes avec des prix différents. De toutes les façons, on ne perd  pas parce qu’on achète le produit moins cher et on parvient à avoir des clients qui viennent de partout. On s’en sort très bien».

Ne leur demandez pas le sens des dessins

Bon nombre de femmes se tatouent sans même connaître la signification de leur tatouage ou elles  n’ont la moindre idée du nom du dessin choisi. Fatou, portant un jean déchiré et un haut qui dévoile son nombril confirme : «Ce qui m’intéresse moi, c’est la forme et la beauté du dessin.  Je ne cherche pas à savoir s’il y a une signification ou non à mon tatouage. L’essentiel est que ça soit joli à voir». Pour le tatoueur Mamadou Sarr : «C’est très rare de voir une femme qui donne une signification à son tatouage ou qui connait la signification. D’habitude, c’est nous qui essayons de voir comment rendre le dessin plus beau pour satisfaire la demande des femmes. On fait des dessins de fleur, tribal, arrondi, entre autres» confie-t-il.

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